J'avais 14 ans.
M audit soit-il
O ù qu’il soit
N onobstant mes mots
libérés
sans crier gare
déchirent ma pudeur
V ie en lambeaux
I nvisibles peines
O s brisés en fragments d’éraillé
L es effets de manche
E n passage à gué sans se mouiller
U n bouillon cru
R ebut de boues et bouses
quand tout charrie
s’éclabousser
me laver avec
V ider ses larmes
I nspiration sur cette braise
T ête dans le sac
–
I nciser l’âme
L’ argile du corps
les relier à l’encre sèche
la recette oubliée
des peines inconditionnelles
L es vérités se réécrivent
I nterrogation à langueur de vie détroussée
B orne indépassable
R acine d’un mâle
E nfoui en moi
?
le souffle court
je me retrouve à nu
une nouvelle fois
dans l’angle mort
des peines perdues,
Une autre version s'était figée dans "Bruits de vie" l'année dernière. Le ressac de mauvais souvenirs est parfois tel, qu'il charrie la boue, la bouse et les crapauds. Vient alors celui qui reste en tête de gondole, 46 ans après.. comme pour supplanter la crapule vue hier avec effroi.



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