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In Minor Keys

il y a 11 minutes
1 min de lecture

Le silence m’avait emporté

mort ou vivant

je ne sais plus


j’écris pour revenir

à la poésie


Les mots ont un pouvoir

sur nous

parfois ils nous entêtent

ils nous possèdent

nous poussent

à sortir du bois

à l’air libre


J’écris pour cueillir

dans mes souvenirs épars

des fragments

de nos amours

de nos jours

de nos nuits


Je viens les déposer

sur le lit

à côté des galets polis

par les passages du temps

à ne plus savoir

où sont nos cicatrices


A nous fondre dans le ciment

avec ces fleurs sauvages

qui se glissent

dans les interstices

de la vie

sans rien demander

à personne


A peine

si elles diffusent

leur parfum joyeux

pour moquer

la farce de ce monde.



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