In Minor Keys
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Le silence m’avait emporté
mort ou vivant
je ne sais plus
j’écris pour revenir
à la poésie
Les mots ont un pouvoir
sur nous
parfois ils nous entêtent
ils nous possèdent
nous poussent
à sortir du bois
à l’air libre
J’écris pour cueillir
dans mes souvenirs épars
des fragments
de nos amours
de nos jours
de nos nuits
Je viens les déposer
sur le lit
à côté des galets polis
par les passages du temps
à ne plus savoir
où sont nos cicatrices
A nous fondre dans le ciment
avec ces fleurs sauvages
qui se glissent
dans les interstices
de la vie
sans rien demander
à personne
A peine
si elles diffusent
leur parfum joyeux
pour moquer
la farce de ce monde.



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